Dimanche 15 juin 2008
Un des souvenirs les plus profonds de mon enfance est le chocolat au gôut de gaufrettes. Nous allions de temps en temps les jeudis
après-midi, dans le village voisin où se trouvait une salle des fêtes paroissiale. Je ne me souviens plus des films que l'on nous projettait mais seulement des goûters. Une vieillle dame nous
servait des chocolats chauds qui avaient à mon goût la particularité de sentir la gaufrette.
De ces gaufrettes que l'on trouvait autrefois, avec des mots imprimés dessus, et contenant une pâte blancle entre deux biscuits jaune pâle. Ma grand-mère, qui tenait le café du village, en vendait. Elle nous en gavait et ce goût et cette odeur m'étaient familiers.
Bien sûr, rapidement je fis part de ma découverte à mes camarades, ce qui me valu quelques bagarres avec les garçons et les rires des filles.Pour eux, le chocolat sentait le chocolat , et cette histoire de goût de gaufrettes étaiit encore une lubie de plus à mon compte. Je m'en ouvrai à ma mère qui trouva cela aussi fort bizarre.
J'en étais à me demander si mon palais n'était pas la proie de quelque sortilège, lorsqu'un jeudi, je vis arriver la cuisinière avec un paquet de gaufrettes maldoitement dissimulé sous son châle. La garce avait donc un secret. Elle devait dissoudrece paquet de gaufrettes dans le chaudron où elle mitonnait son chocolat. D'où également aussi cette consistance du breuvage, un peu sirupeuse, chargée...
Malheureusement aucun des autres enfants n'avait vu la preuve ! Revenir à la charge était donc vain et je laissai courir. Et j'en tirai une grande satisfaction personnelle, plus un enseignement pour la vie, celle de la sureté de mes goûts et l'absolue protection des secrets que les femmes laissent parfois percevoir !
De ces gaufrettes que l'on trouvait autrefois, avec des mots imprimés dessus, et contenant une pâte blancle entre deux biscuits jaune pâle. Ma grand-mère, qui tenait le café du village, en vendait. Elle nous en gavait et ce goût et cette odeur m'étaient familiers.
Bien sûr, rapidement je fis part de ma découverte à mes camarades, ce qui me valu quelques bagarres avec les garçons et les rires des filles.Pour eux, le chocolat sentait le chocolat , et cette histoire de goût de gaufrettes étaiit encore une lubie de plus à mon compte. Je m'en ouvrai à ma mère qui trouva cela aussi fort bizarre.
J'en étais à me demander si mon palais n'était pas la proie de quelque sortilège, lorsqu'un jeudi, je vis arriver la cuisinière avec un paquet de gaufrettes maldoitement dissimulé sous son châle. La garce avait donc un secret. Elle devait dissoudrece paquet de gaufrettes dans le chaudron où elle mitonnait son chocolat. D'où également aussi cette consistance du breuvage, un peu sirupeuse, chargée...
Malheureusement aucun des autres enfants n'avait vu la preuve ! Revenir à la charge était donc vain et je laissai courir. Et j'en tirai une grande satisfaction personnelle, plus un enseignement pour la vie, celle de la sureté de mes goûts et l'absolue protection des secrets que les femmes laissent parfois percevoir !
Par echalot-lover
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Publié dans : témoignage
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