Lumière d'automne sur fruits de saison

par homdesbois
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Dans un village de Seine-et-Marne, une jachère fleurie. Apprèciée par les promeneurs et les apiculteurs, la jachère même fleurie est un "renoncement" pour la plupart
des agriculteurs. Dans le cadre d'une forte demande mondiale alimentaire et bioénergétiques, les surfaces gelées vont sûrement être remises en culture. Mais il ne s'agira pas de produire comme il y
a 20 ans. Il faudra relever le défi de produire plus, de produire mieux et de produire autre chose (lire dans "page" article "Rapport Déméter")
par homdesbois
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Les exploitations de grandes cultures céréalières vont devoir s'adapter à des contraintes très fortes.
- hausse du prix de l'énergie (c'est à dire du fuel et des engrais azotés)
- résistance de la société aux risques liés à l'usage des pesticides
- crainte des dommages irréversibles à l'environnement et conflits dans l'usage de l'eau
- ouverture internationale des marchés
- hausse des matières premières entrantes (potasse, phosphore)
Néanmoins, l'agriculture devra faire face à une demande alimentaire croissante et contribuer aux ressources de la chimie "végétale" (biocarburants, textiles, plastiques).
Elle devra dons relever le double défi de la productivité et du respect de l'environnement. Ce n'est pas une impasse. Il faudra mieux exploiter les fonctionnalités écologiques des milieux cultivés.
Nous sommes sans doute à la veille d'une grande révolution agronomique, que l'on peut nommer l'éco-intensfication.
par homdesbois
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"AMAP" suite et (fin)
Suite = le groupe croît et s'organise
Finalement, notre groupe compte près de 60 adhérents et notre agriculteurs livre 41 paniers. Nous avons changé notre mode de distribution des produits. Il y a moins de
pesées à effectuer au profit d'un service à l'unité. (par exemple 6 pommes au lieu d'un kilo). Ainsi les adhérents peuvent-ils se servir en deux heures malgré l'étroitesse des lieux. Ouf
...
Fin = le groupe n'est plus une AMAP
Notre producteur n'étant pas bio et ne voulant pas signer la charte des AMAP, nous ne pouvons plus revendiquer ce sigle. Nous restons tout de même adhérents de l'AMAP Ile de France, comme
sympthisants. On peut vivre sans "sigle". D'ailleurs à ma connissance, des groupes informels se constituent ... et ne veulent pas s'engager dans la démarche AMAP. A trop vouloir régenter (au nom
d'une idéologie contestable).... on restreint le cercle !
par homdesbois
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Je suis à l'origine avec quelques ami(e)s de la création d'un groupe de consom'acteurs qui réunit des familles et un agriculteur leur fournissant des fruits et
légumes.
Nous sommes aujourd'hui 55 adhérents et l'association est au maximum de ce qu'elle peut gérer. En effet, les livraisons de fruits et légumes ont lieu dans un petit café et nous sommes
limités par sa capacité d'accueil. Nous voulons en outre, garder une taille humaine où chacun se connaît.
Cependant nous sommes assaillis de demandes et nous pourrions créer un autre groupe. Mais alors, nous serions en proie à une autre difficulté. Il nous faudrait trouver un autre agriculteur capable
de fournir un large assortiment de fruits et légumes. Et cela se fait de plus en plus rare ! Les producteurs sont spécialiés et par là même incapables de répondre directement au
consommateur.
Il y a donc bien un divorce entre l'offre et la demande qu'il serait urgent de résoudre !

Pommier en Bourgogne
(Athée - 21)
par homdesbois
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La rentrée arrive avec son flot de mauvaises nouvelles, notamment la hausse des denrées alimentaires. La faute en serait aux biocarburants. Rien n'est moins sûr. C'est avant tout
les changement de modes de vie avec une alimentation plus carnée qui crééent cette tension sur le blé mais aussi d'autres matières premières comme la poudre de lait ...
Pour en revenir aux biocarburants et aux bio-industries, ce ne sont pas non plus des nouveautés. Avant l'ère de la pétrochimie on cultivait en masse du chanvre, du lin, du pastel, de la garance,
des mûriers (vers à soie) et surtout des centaines de milliers d'hectares d'avoine et de foin pour les chevaux. L'agriculture était autonome énergétiqement. L'arrivée des tracteurs a non seulement
accéléré la productivité mais a libéré des terres pour l'alimentation humaine.
Les surfaces qui seront consacrées aux biocarburants en France dans les années à venir ne mettent pas en péril la production alimentaire. On estime les emblavements à 800 000 ha de colza-énergie en
2008 et les objectifs globaux d’incorporation d’éthanol pour 2010 correspondent à seulement 4% de la surface céréalière française et moins de 20% de la surface de betteraves sucrières. Des surfaces
pourront être libérées comme les jachères et des terres abandonnées remises en culture.
Néanmoins chacun attend dans 10 ou 15 ans, la mise au point de cultures beaucoup plus productives que le blé ou le colza Grâce à la recherche, des biocarburants de seconde génération sont attendus.
Ils seront obtenus à partir des co-produits des cultures (paille de blé) ou des filières bois (produits d'élagage, sciures) puis à partir de cultures dédiées (miscanthus, triticale, taillis à
courte rotation) et ils devraient fournir une biomasse plus rentable.
par homdesbois
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Affectionnant particulièrement les terrains acides, le blé noir ou
sarazin est cultivé pour faire de la farine (utilisée dans les crêpes). C'est donc une céréale mais ce n'est pas une graminée comme le blé, il appartient à la famille des polygonacées (une sorte
renouée). Ici pris en photo dans le Tarn au nord-est de Mazamet.
Pour en savoir plus.
par homdesbois
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Sur un chemin du Tarn, une scène rare.
Finalement, la couleuvre abdiquera, la proie était trop grosse
par homdesbois
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Lundi 30 août,
je réalise une série de photos dans la région de Nogent-sur-Seine (10). La ville compte déjà une centrale nucléaire et deux usines de biocarburants vont sortir de terre dans sa
périphérie.
L'une, sur la commune du
Mériot, pour produire du diester (substitut du gazoil) et
l'autre, à Marnay, destinée à la fourniture de bio-éthanol. Le diester est issu du colza, le bio-éthanol est fabriqué avec du blé ou de la betterave.
Dans cette usine ce sera du blé.
Nogent va donc devenir un haut lieu des énergies de demain. Je me faisais cette réflexion au moment où je reprennais le volant. J'enclenche alors
mon autoradio, et directement je "tombe" sur Hervé Kempf (invité de France-Inter), journaliste écologique, qui était en train de dénoncer à la fois le nucléaire et les "agro-carburants".
Coîncidence intéressante ! Concernant le nucléaire, je suis très partagé. En revanche, les cultures a finalié industrielles me semblent une piste d'avenir. D'autant plus que dans quelques années,
des plantes beaucoup plus productives en terme de biomasse devraient faire leur apparition, comme le
miscanthus. Quant
au débat, sur les conditions de leur production, qui exigeraient plus d'engrais et plus de phytosanitaires, il me semble mal posé. Toute production nécéssite des moyens (et les agriculteurs en sont
de plus en plus économes), une vraie question sur l'énergie est la suivante " Comment à mon niveau puis-je réduire ma propre consommation ? " . Arrivé au péage des Eprunes, je
constatais le nombre élevé de véhicules monospaces ou 4X4 dans les files d'attente avec un seul passager. Avant de tirer sur le paysan, passons déjà nous même à l'acte. Car si lui réduit ses
achats d'engrais et de phyto, nos voitures, nos maisons, nos modes de vie... ne sont-ils pas de plus en plus "énergivores "?
par homdesbois
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